spirituel and co

guerre ou paix ?

la réponse semble évidente, personne ne choisissant à priori la guerre. Est-ce si sûr ? qu' en ont dit les nombreux penseurs, qui - depuis des siècles - apportent leurs éclairages ?un article tout récent , paru sur Le Monde qui fait le tour de cette question qui revient aujourd'hui dans nos têtes, tant l' actualité en est chargée : pour quoi la guerre ? Les associations, nombreuses, de dialogue interreligieux - interconvictionnel , telles que dialogue pour la paix  prétendent certes travailler à la promotion de la paix, mais avons-nous , pour cela, toutes les "clés en mains" pour espérer aboutir positivement ? On peut toujours y réfléchir...


acha85

enjeu de l' hospitalité


petite contribution à une rencontre interreligieuse à la mosquée yonnaise

Je trouve intéressant ce qu'en dit Richard Kearney, philosophe d' origine irlandaise. sa démarche est d’autant plus crédible qu’il a ouvert son livre par la question de l’hospitalité, c’est-à-dire la question du risque que nous devons affronter par rapport à l’hôte qui s’approche. Question ô combien contemporaine ! Cet hôte nous veut-il du bien (et nous sommes sur le versant de l’hospitalité) ou du mal (et nous sommes sur le versant de l’hostilité) ? L’ambivalence étymologique pose d’emblée la question de la confiance, c’est-à-dire celle de la foi en l’autre, avec un a minuscule, qui devient la trace, le signe ou le véhicule du divin. L' anathéisme [ que prône Kearney ] voit Dieu comme l’exilé qui demande à être reçu chez nous. Il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit, nous dit Kearney, mais de ce que l’on trouve à extrait de l' article d' Esprit sur le livre de Richard Koarneyla source de la tradition abrahamique. Cette vertu de l’hospitalité est aussi celle qui nous permet de ne pas nous enfermer dans un soliloque, à l’intérieur d’une seule tradition religieuse, mais d’une seule tradition religieuse, mais de s’ouvrir à la vie que porte chacun des autres courants spirituels. Qu’est-ce qui peut mieux nous prémunir comme les prétentions absolutistes des tenants de la religion qu’une ouverture des religions les unes aux autres et à l’athéisme, à l’occasion de laquelle chacun accepte de se laisser déplacer de ses certitudes ?

source: article de la revue  Esprit sur le livre de Richard Kearney, dieu est mort, vive dieu...Nil éditions 2011






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